Serge Latouche est un économiste et philosophe français. Professeur émérite à la faculté de droit, économie et gestion Jean Monnet de l’université Paris-XI, il est objecteur de croissance et président de l’association des amis d’Entropia (Revue d’étude théorique et politique de la décroissance). Il est aussi l’un des « contributeurs historiques » de La Revue du MAUSS.
Serge Latouche est notamment l’auteur de :
L’Occidentalisation du monde : Essai sur la signification, la portée et les limites de l’uniformisation planétaire, La Découverte, 1989,
L’Autre Afrique, entre don et marché, Albin Michel, 1998,
Justice sans limites, Fayard, 2003,
L’invention de l’économie, Albin Michel, 2004,
Survivre au développement : De la décolonisation de l’imaginaire économique à la construction d’une société alternative, Mille et une nuits, 2004,
Décoloniser l’imaginaire La pensée créative contre l’économie de l’absurde, Parangon, Lyon. 2004,
Le pari de la décroissance, Fayard, 2006,
Petit traité de la décroissance sereine, Mille et une nuits, 2007,
Entre mondialisation et décroissance. L’autre Afrique, A plus d’un titre éditions, Lyon 2008.
Didier Harpagès est professeur de Sciences économiques et sociale. Il est objecteur de croissance.

Notre civilisation matérielle et productiviste rencontre aujourd’hui les limites de son développement : ces limites sont les limites de la planète elle-même, mise au service de notre frénésie consumériste. La planète est en danger et les scénarii les plus pessimistes semblent aujourd’hui dépassés par d’irréversibles processus de destruction de notre environnement. Cette prise de conscience est assurément l’événement le plus décisif de notre temps.
L’urgence écologique appelle des transformations radicales de nos modes de vie. Depuis deux siècles nous avons développé une civilisation matérielle et une puissance productive inconnues jusqu’alors. L’expansion des marchés, l’intensification des processus de production comme le développement de la consommation de masse supposent une intensification grandissante de l’utilisation des ressources naturelles. Tous nos efforts de production ont défini un rapport au temps de plus en plus maîtrisé, compté, rationalisé et rentabilisé. Et "perdre sa vie à la gagner" est depuis longtemps le paradoxe de nos existences. C’est avec ces "mésusages" du monde, devenus littéralement insupportables, que notre temps doit rompre ; une rupture que n’empêchera pas l’illusion d’une croissance durable.
Ces changements radicaux de nos modes de vie ne peuvent se concevoir que dans un nouveau rapport au temps. Réintroduire de la proximité et de la lenteur dans les processus de production et de consommation, réduire le temps de travail, réapprendre à s’occuper de nos proches et de nos amis, comme nous désaliéner de nos conditions de travailleurs forcenés sont des enjeux essentiels. En un mot, rechercher les liens plutôt que les biens. Il nous faut donc transformer nos rythmes sociaux pour que nous puissions retrouver le temps de vivre.
Le temps de la décroissance n’est donc pas seulement le temps de l’urgence de la prise de conscience des désastres écologiques ; c’est comprendre que nous devons imaginer de nouvelles manières d’utiliser le temps de nos vies. Choisir la décroissance plutôt que la subir : c’est ce à quoi nous invitent les auteurs.
Presse
Le Temps de la décroissance
"Cette fois ce vieux bandit de Latouche s’est acoquiné avec un sympathique prof de lycée pour nous inciter à la frugalité heureuse. Sacré Latouche ! vieux forban ! vieux bretteur ! Toujours de bons arguments et un style plus qu’agréable émaillé de multiples citations glanées de ses immenses lectures."
Bernard Maris, France Inter - Le Blog de Bernard Maris, mai 2010.
"L’utilité d’un petit opus comme celui-ci est d’ouvrir des perspectives salvatrices et d’inciter à approfondir la matière."
Bernard Legros, L’école démocratique, juin 2010.
"Cette prise de conscience est assurément l’événement le plus décisif de notre temps."
Ecothèque